Contrepèteries

Quel beau métier professeur!

Les écoliers jouent dans les pièces du fond.

La botaniste admire ce plan qui vient de la Guinée

Pour leur récompense, les élèves ont tous eu un dix à leur composition.

Ces élèves apprennent à calculer en cent leçons.

Les physiciens voient le monde conique.

Les professeurs admiraient le factum du recteur.

Si vous êtes prêtes pour les maths, les filles, ouvrez vos châles !

Chimie pratique

« J’ai une tige de germanium dans la hotte, et ses qualités ductiles rendent bien tard ! » déclara la chimiste qui sentait simultanément du téflon. Elle sentit alors sa mole s’étouffer. Quant à elle, la laborantine, qui exige toujours des zones pour pomper les gros tubes, grommelle que les pipettes devraient être soigneusement étalées. Elle a néanmoins passé l’amine, et à vil prix, se laissant mouiller par le bocal. (9c)
Le professeur de chimie nous présente un pépé qui tue. Impressionnant.
Le professeur vante la Constitution.

Ce n’est pas quand vous fâchez les élèves qu’il faut leur parler de la lecture.

Ce jeune homme sortait de l’Ecole des Mines de Paris.
L’Ecole de Saumur vante ses bons côtés.
Le directeur rentre chez lui, une fois l’école verrouillée.
Les joueurs de l’école se taisaient devant le buteur.
On a trop puisé dans les fonds d’école !
Mais c’est qu’il serait capable d’emmurer l’école !

Le secrétaire remet son calcul de peur qu’on le rembarre…
Personne n’est jamais assez fort pour ce calcul.
Dans les leçons de carabins, on trouve des préfaces épurées ! (2c)
Le directeur compte les points des centraliennes.

Voici, Monsieur le Directeur, la bannière demandée.
Si le directeur veut retenir l’élite en baisse, il risque de transformer délires en peines. (3c)

Le prof a encore collé Violette .

Les pédagogues ont l’art d’aimer

La « grosse tête » est obligé de crocher dans les maths…

Pour le prochain conseil de  classe je vous laisse le choix dans la date. Tout  mais  pas le mois d’Août.

 

Le  poème qui suit  est l’oeuvre ( le chef -d’oeuvre) d’un universitaire ayant tenu à conserver l’anonymat. On sait de lui qu’il est un spécialiste reconnu de Shakespeare, dont il a traduit l’oeuvre en vers.Il a été publié dans le canard enchaîné. C’est une perle rare pour les amateurs de contrepets.Il y en a un à chaque vers.

Plaintes d’une femme Déçue

L’hommage de leurs vers qu’à l’envie les poètes

À la femme déçue offrent toujours ardent

Flatte certes le but, mais n’apaise la quête

L’attente a des plaisirs qu’on ne fait qu’un moment

Aussi, jouet des vents qui I’hiver me rudoient,

Sur des talus où vont se fanant mes appas,

En un dense réduit où je n’ai point de joie,

Veux-je conter ce don que Thyrsis bafoua.

Las! Le pâle Thyrsis avait la mine austère

Le sentant sur le banc près d’eux un peu tarder

L’ amante bien des fois lui fit en vain la guerre

Ferme et froid cependant, jamais il ne doutait.

Pour voir se dénouer ce vœu, que de tendresse !

Que, docile à sa voix et promise à son lit,

J’eusse aimé dans ses bras m’ adonner à l’ivresse !

Mais, le vin que j’offrais jamais ne le conquit.

Ses doigts pouvaient jouer aux fous entre mes tresses,

D’un vent hardi parfois copiant les effets:

Il fallait à mon but, d’autres riens, des caresses

Moins lourdes dont mon goût se fût mieux satisfait.

Aux livres confiés une peine farouche

Cède à des plaisirs doux qui lui prêtent un fard,

Mais l’ouvrage choisi quand j’abordai ma couche

Me fit perdre la te et je Iuttai sans art.

Certain jour, face aux bois, je me crus bien lésée:

Le vent sifflait, la chasse au loup battait son plein

La bête bien tapie était près de l’orée:

Ah ! que le son du cor semblait clair et prochain!

Voyant un nid offert sur la mousse allongée,

Je sentis tout en moi la peine qui fondait,

Quand presque quitte au but il m’a soudain laissée:

Il jouit de mon trouble et ne fit que passer.

 » Achève , dis-je,  et mets céans la vierge en terre

 » Les couleurs de mon don te laissant sans émoi,

 » Accorde au moins ce but, cruel, à ma prière:

De ce fer qui fait mon envie, ah ! perce-moi !  »

Il flétrit mes  » ave  » d’une parole amère:

je priais pour gagner le plus mâle des sots !

D’un don coûteux je sus la cruelle misère:

Aux mythes pour le bien je renonçai tantôt.

Mais, que te mine un jour ta peine sur ces rives:

Ton cri restera vain; ta voix clamant tes maux,

Pour ce mal que tu fis à l’amante naïve

Ne trouvera de mont qu’attendrisse l’écho!

 « Pour tout l’or des mots » Claude Gagnière  Ed°Robert Laffont

Livre de chevet de beaucoup d’ amoureux de la langue.

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